Il est beau le petit ! Un détour par le festival La Bonne Aventure…

Le week end dernier a eu lieu à Malo les bains le festival de « La Bonne Aventure ». Tout était prêt : Serviettes de bain, tongs et autre pelle à sable pour l’occasion ; Manque de bol, à l’arrivée, le crachin du nord nous accueillait. Qu’à cela ne tienne, on ne vient pas de loin, on sait ce que c’est, on a prévu nos kways.. Ça s’enlève/se remet, comme cette mer sur le sable qui s’étale devant la petite scène. Située sur le balcon du Kursaal, il faut de bons yeux pour voir ce qu’il s’y passe. En ce début de festival, on se demande un peu ce que ça va donner. Quelques signes ne trompent pas : du maquillage, de la musique, des gobelets dans les mains…la fête n’est pas loin. Pas le temps d’attendre, il est temps de grimper dans l’un des bus nous dirigeant vers…on ne sais où…voir on ne sait qui. Les spectateurs le deviennent dés le moteur lancé. Certains supposent, d’autres sont certains. Les bénévoles s’amusent du suspense, et le chauffeur aussi : Un tour de rond point par ci, un demi tour par là. Ouf, la bière n’a pas encore coulé a flot et c’est sans relax que nous arrivons au Fort militaire des dunes. Laure Brisat et Fred Poulet dévoilent devant nous un spectacle qui fait taire le petit comité = Certains sont ébahis, d’autres endormis, c’est au choix.

Revenus du côté des scènes, nous arrivons à temps pour savourer le savoir faire du grand Jacques

Le peuple dunkerquois (400 personnes en fait…) n’attend cette fois pas qu’on lui jette du hareng mais réclame du son. Les sourires et les corps agités prouvent leur contentement. Volontaire, ce public ne sera fera pas prié pour écouter le set mi revendicatif mi déluré de Prieur de la Marne. De l’autre côté, malgré son énergie, Coely peine a chauffer le public de la grande scène qui trépigne d’impatience. Etrange impression que de se retrouver en festival entouré de cheveux blancs, ou gris. On a cru un instant a l’arrivée sur scène de Frederic François. Mais non, les tubes encore au gout du jour des Rita Mitsoukos nous rassurent : c’est bien l’infatigable Catherine Ringer qui assure le show. Le loto quine étant fini, Papy et Mamy sont rentrés prendre leur soupes. Ils laissent leur place à un public d’adolescents. Collégiens et lycéens occupent les premiers rangs. Petit Biscuit leur sert un petit régal et les réchauffe. Le jeune public en attend plus encore, mais minuit sonne et c’est Molécule 60°43’Nord qui débarque. Les sonorités de son album enregistré pendant une campagne dans un chalutier se fondent dans un public qui balance et tangue de droite à gauche et pour la majorité de celui ci, découvrant un artiste dont il ne connaissait même pas le nom.

 

Le set fini, les courageux rejoignent le Klub

Situé au sein même du Kursaal, il nous faut trente secondes pour le rejoindre et ça, c’est bien cool! Jacques, encore lui, sert le dessert. Le public est gourmand, mais Jacques, du haut de sa chaise perchée nous dit au revoir ; Trunkline, le duo composé de Madben et Yann Lean assombrit l’univers grâce à sa techno sombre et puissante. Ça tape du pied, ça s’écarquille, un plaisir pur au son des machines. On en reprendrait bien trente minutes mais il est l’heure de rentrer se coucher. Des bus, spécialement affrétés attendent les festivaliers pour les ramener aux quatre coins de l’agglomération. Nous rejoignons notre lit, jalousés par ceux qui cherchent un coin de canapé, a défaut de camping prévu pour l’occasion.

Le dimanche, le soleil se fait plus présent

On laisse les kways dans le sac et ce coup ci, on prend la serviette et la crème solaire. Doigts de pieds en éventail, chichis dans le ventre, on se détend en écoutant « The Mamy’s & the Papy’s ». On se laissait aller à la sieste jusqu’à ce qu’Antisocial, chanté par cette chorale pas toute jeune viennent nous cueillir doucement. Sans transition aucune, ça repart en djset sur la plage. Pieds nus, le jeune public se remet à danser devant des promeneurs de tout âge, curieux et encourageants. Le spectacle est alors donné par quelques joyeux qui n’arrêtent plus d’onduler.

Deluxe approche au balcon et comme convenu, livre un live festif. Les bras se lèvent, les refrains se chantent, c’est facile et agréable. Sur la grande scène, Unno, le groupe du coin, se laisse découvrir tendrement. Oscillant entre les styles, difficile de les décrire. Mais, ils sont à voir, c’est évident. Deluxe, encore eux, reviennent. Festif, bras qui se lèvent, refrains, on vous a déjà expliqué non? Rodrigo y Gab… Et bien non, au grand désespoir de spectateurs venus de très loin (c’est loin Le Havre?), les guitaristes seront les grands absents de cette première, la demoiselle s’étant blessée quelques heures avant le concert. Les horaires modifiés, c’est avec de l’avance que Wax Taylor se présente. Pas rancunier, le public se laisse conquérir. Comme la veille, le dimanche soir s’est achevé au Klub avec Georgia Angiuli et Comah. Une bonne purge et ça repart!

Sur ces deux journées de festival, 26 000 personnes ont testés La Bonne Aventure. Et on vous le dit, on espère qu’il va vivre encore de longues années, se developper, et trouver qui il doit être. Une heureuse vie, La Bonne Aventure.

Crédit photos : Nico Bonvoisin